lundi 20 août 2007

Arriver à Umeå, quelle aventure !!!

Donc, après quelques photos, passons au voyage. Et là, il faut croire qu’une force supérieure ne voulait pas que j'arrive en Suède vu toutes les péripéties auquelles j'ai dues faire face. Mais je les ai toutes surmontées, ce qui montre ma motivation !!

Il faut d’abord savoir une chose, j’ai laissé ma carte SIM à Maman, donc pour les contacter, je n’avais que les téléphones publics ou Internet.


La difficulté des épreuves a augmenté crescendo :

Tout d’abord, avion de Nantes retardé de 30 minutes, je vous l’avais dit, on commence facile ! Donc première épreuve pas très dure à surmonter.

Puis arrivée à Paris, je me dépêche de changer de terminal et de passer le contrôle de sécurité (avec entre temps un petit coup de fil à Papa Maman pour leur dire que tout va bien). Me voilà donc assise à attendre l’embarquement prévu à 10h10 (pour décoller à 10h40). 10h10… 10h20… 10h30… début d’inquiétude… 10h40 : on nous annonce en suédois (c’est le capitaine qui parle) pendant 5 minutes qu’il y a un problème de radio et que l’avion est retardé. Quelques minutes plus tard, on daigne nous donner ces informations en anglais en nous promettant plus amples informations rapidement. 10h50… nouvelle annonce d’abord en suédois, puis en anglais, puis ô miracle en français pour nous dire qu’il faut attendre une pièce de rechange, qui va être apportée par le vol venant de Stockholm et qui atterrit à 13h00, la bonne blague ; mais la bonne nouvelle, c’est que la compagnie nous offre un sandwich au snack du coin ! Je me précipite alors dessus, de peur que tout le monde fasse comme moi et qu’il n’en reste plus, et car, bien qu’il soit 11h, je crève de faim car je me suis levé à 5h le matin. Donc départ de paris à 1h40 au lieu de 10h40… avec la peur de louper l’avion suivant sachant qu’il faut récupérer ces bagages à l’aéroport de Stockholm.

Arrivée en Suède, je me précipite pour récupérer mon bagage, passer la douane et réenregistrer mon bagage. Au passage de contrôle de sécurité, les suédois sont les seuls à m’avoir fait sortir mon liquide (que j’avais disposé conformément à la réglementation dans un petit sac plastique zip et placé au dessus de ma petite valise au cas où) et mon savon, tout au fond de ma valise ; les chiens… j’ai dû tout défaire… puis refaire ! Sinon, aucun problème pour ce vol, tout c’est bien passé, il est parti et arrivé à l’heure.

Mais c’est à l’arrivée à l’aéroport d’Umeå que tout c’est corsé. En effet, quelqu’un est supposé m’y attendre. Tout d’abord je ne vois personne qui a une plaquette avec marqué dessus mon nom ; là, début de stress. Puis je me ressaisis très vite : allons chercher les bagages et attendons un peu. Me voilà donc à attendre dehors : l’aéroport est tout petit, il n’y a qu’une seule sortie, donc une personne toute seule à poireauter avec 40kg de bagages, ça se voit. J’attends donc un quart d’heure… vingt minutes… vingt cinq minutes, et là je commence à stresser : je me dis ‘j’attends encore cinq minutes et je fais quelque chose’, mais quoi ? en effet, je n’ai pas les clés de ma chambre, j’ai seulement le numéro de téléphone de l’université. Je décide donc d’appeler ce numéro. Mais je vous l’ai déjà dis, je n’ai pas mon portable, il me faut donc trouver une cabine. Il y en a une seule dans l’aéroport mais elle est facile à trouver et on peut y utiliser les cartes bancaires. J’essaie donc avec ma carte mais, ô problème, toutes les informations sont marquées en suédois. Donc solution de rechange, la machine accepte aussi les pièces de deux euros, mais je ne sais pas ce qu’il se passe, j’appelle le numéro mais ça ne marche pas (j’ai dû faire une mauvaise manip’). Et c’est à ce moment là que passe un monsieur derrière moi (l’aéroport était en effet plutôt vide) et je lui demande de m’aider à faire fonctionner le téléphone avec ma carte bancaire, mais lui non plus n’y arrive pas ! il me prête donc son téléphone portable pour que je puisse appeler l’université. Mais bien sûr, comme je m’y attendais, personne n’a répondu un vendredi soir à 19h15. Donc retour dehors, observation et analyse de la situation : personne n’est là pour moi, les suédois sont toujours à l’heure (on a lu ça la veille avec maman), je ne sais pas où aller, je suis toute seule et je dois trouver une solution car je ne vais pas passer la nuit à l’aéroport. Je pense d’abord à l’hôtel, puis je me dis que je pourrais peut-être trouver de l’aide dans les cités étudiantes. Comme à ce moment là, il n’y a pas de bus, je me dirige vers les taxis. Le 1er conducteur étant absent et les autres ne bougeant pas, c’est un conducteur de taxi limousine qui vient m’aider : je lui explique mon problème, il m’indique où logent des étudiants de la SLU (université où je vais). Puis le bus arrive, le chauffeur de limousine explique mon problème à celui du bus qui va alors m’indiquer où aller. Le chauffeur de bus fait un petit détour pour me déposer à un endroit où il est facile de trouver les cités U des étudiants SLU et une personne qui descend du bus en même temps que moi m’indique le chemin. Je me retrouve donc seule avec mes valises à marcher vers les cités. A ce moment là, j’entends une voiture derrière moi, me retourne et voit une limousine : c’était le chauffeur de limousine de tout à l’heure qui avait fini sa course et venait m’aider pendant sa pause. On cherche donc des étudiants SLU, on en trouve un, qui nous indique la chambre d’un autre qui à des contacts avec une ‘student union’. Ce garçon, nommé Torik (je ne sais pas comment ça s’écrit), donne dix coups de téléphones pour essayer de joindre quelqu’un de ma student union qui pourrait peut-être être au courant de mon cas et avoir mes clés. Mais personne n’est au courant de rien. On va donc chez un de ces copains (au moment où je suis arrivée chez Torick, il s’apprêtait à partir à une ‘party’ avec sa copine). Ce copain (Joaquim) me propose de m’héberger la nuit mais je préfère essayer l’option hôtel car je suis crevée. Torik va donc voir un autre copain pour lui demander sa voiture et m’emmène voir les deux hôtels de la ville. Mais il est 22h et ils sont fermés depuis 17h. On retourne donc chez le copain qui a proposé de m’héberger. Il me prépare alors un matelas, me propose à manger (je refuse, je ne vais pas m'imposer) avant qu’ils ne partent à leur party et me propose de me connecter à internet. C’est donc comme ça que je retrouve Maman affolée sur Msn : la personne qui devait venir me chercher (Maria) l’a appelé car elle est venue (avec une demie heure de retard, j’étais donc encore à l’aéroport) mais ne m’a pas vu. Maman et Papa avait aussitôt prévenu l’ambassade de France en Suède pour qu’ils contactent la police au cas où. Sur Msn, Maman me donne le numéro de portable de Maria que je m’empresse d’appeler (avec le portable de Joaquim). Et là, je tombe sur le répondeur, 10 secondes plus tard le téléphone de Joaquim sonne et c’est Maria (ouf !) : elle va venir me chercher chez lui pour me donner mes clés et me montrer ma chambre. Mais avant de partir je donne le numéro de Joaquim à Maman pour qu’elle me joigne et que je la rassure. C’est donc ainsi que je rencontre Maria, qui est désolée que mon arrivée se soit passée comme ça.

Donc au final, tout c’est bien passé, j’ai réussi à me débrouiller dans un pays étranger avec mon anglais hésitant et à dormir dans ma nouvelle chambre. Et ceci grâce à la gentillesse de tous ces Suédois qui m’ont aidé.

Désolé Maman Papa de vous avoir inquiétés comme ça.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

quel périple! t'as pas eu de bol! mais l'essentiel c'est que tu sois arrivée avec toutes tes bagages

bisous clémence et jocelyne

Anonyme a dit…

Eh ben dis donc quel voyage!!! heureusement tu as réussi à garder ton sang-froid et tout s'est bien terminé!! Bon séjour en Suède
Alex.

Anonyme a dit…

Eh bien dis donc ! Et moi qui, en me levant à 11h, ai comme promis pensé à toi qui devait être dans l'avion ! Ils sont super sympas en Suède, tu ne voudras plus repartir et retrouver les égoïstes français après !
Bisous
Gwen

Anonyme a dit…

Sympa l'arrivée! En tout cas tu t'es débrouillée comme un chef!
Bien vu cette idée de blog, comme ça je pourrai suivre tes aventures!
Bisous.
Véronique.